Ouvrage publié
par DUNOD

LES AUTEURS

Michel Barabel et Olivier Meier, docteurs en Sciences de Gestion, sont maîtres de conférences des Universités et enseignent la stratégie, le management et la gestion des ressources humaines au sein des Universités Paris 12 et Paris Dauphine. Ils sont les auteurs d'une trentaine d'articles et de six ouvrages de référence dans le domaine du management.

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27 juillet 2007

Article : Quelles limites pour les coups de fil persos au bureau ?

« Quelles limites pour les coups de fil persos au bureau ? »

Source : Management 06/2007

Rédacteur : Sonia Hadjali

Auteur : Audrey KACZOREK, apprentie LP GRH Paris 12

POINTS A RETENIR :

La question de l’utilisation personnelle de l’ordinateur a déjà été plusieurs fois abordée et malgré cela, les limites ne sont toujours pas posées. Mais qu’en est-il de l’utilisation du téléphone fixe mais aussi portable ?

Il faut tout d’abord savoir qu’un salarié a le droit à une utilisation personnelle de l’appareil mis à sa disposition tant que celle-ci reste raisonnable. Il est donc impossible de l’interdire totalement.

Les solutions que l’employeur pourrait utilisées sont :

Þ    Proscrire l’accès à certains types de numéros jugés inutiles dans le cadre du travail ;

Þ    Limiter les appels de courte distance en faisant payer une partie des communications privées au salarié ;

Þ    Facturer au salarié son dépassement de forfait s’il possède un portable.

Se pose alors le problème que le salarié se permet de téléphoner comme il le veut car il paie ses communications. Or le problème de ses communications privées n’est pas leurs coûts mais la perte de productivité qui en découle. En effet, pendant qu’ils téléphonent, ils ne travaillent pas.

En ce qui concerne les sanctions (blâmes, avertissements, licenciements), elles ne peuvent être appliquées que si l’employeur prouve une utilisation privée déraisonnable du téléphone. Tous dépassement ponctuel n’est pas punissable si le salarié le justifie (hospitalisation d’un proche par exemple).

Pour contrôler et prouver les appels privés, l’entreprise peut utiliser les factures de téléphone mais il doit auparavant avoir déclarer au CNIL la mise en service d’un standard automatique capable d’enregistrer des données nominatives. Il devra pour cette installation consulter les représentants du personnel et informer individuellement les salariés. De plus il faut bien noté que l’accès à ces relevés est exceptionnel et possible que s’il y a des soupçons.

EXTRAITS DE L’ARTICLE :

« Pour limiter les appels à courte distance, faire payer aux bavards une partie de leurs communications privées se révèle dissuasif. »

« Elles donnent le sentiment qu’on peut téléphoner à sa guise puisqu’on paie pour cela. »

« Or le problème n’est pas tant le surcoût engendré par les conversations personnelles que la perte de temps et de productivité. »

MON POINT DE VUE :

Il est certain qu’utiliser le téléphone de l’entreprise pour passer des appels personnels n’est pas très professionnel. Cependant, une urgence, un problème peuvent toujours arrivés et ce genre d’appels reste tolérable. Il est vrai qu’à l’heure actuelle, la plus part des salariés ont un portable. Se pose alors le problème que si les salariés utilisent leur portable, il n’y a plus aucun moyen de vérification sur le temps passé au téléphone. Le problème de la perte de productivité n’est, de ce fait, toujours pas résolu.

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