Article : Le secteur du conseil cherche à fidéliser ses cadres expérimentés
Revue de presse : Les ECHOS (mardi 27 mars 2007).
Article : « Le secteur du conseil cherche à fidéliser ses cadres expérimentés »
Rédacteur : Lucie DELAPORTE
Rédaction : Julien SERVEL, apprenti en Licence Professionnelle GRH à l’Université Paris 12
Point a retenir :
Le secteur du conseil connaît un très fort taux de turn-over (20/25% pour certain cabinets)
Tous les cabinets sont confrontés à un problème commun : la pénurie qui concerne principalement les profits expérimentés.
La concurrence avec d’autres secteurs est l’une principale cause du turn-over élevé.
En effet les banques et l’assurance chassent beaucoup les expérimentés notamment en leur proposant des salaires beaucoup plus attractifs.
De plus les cabinets de conseil doivent faire face à la concurrence européenne qui attire beaucoup de jeunes expérimentés notamment à Londres et a Francfort à des salaires une fois de plus très élevés.
Plusieurs cabinets s’interrogent donc sur leur politique salariale en reconnaissant tout de même que cela reste qu’un élément de fidélisation.
Les conditions de travail comptent aussi énormément. En effet consultant rime avec déplacements incessants. Ceux qui atteignent la trentaine aspirent davantage de stabilité.
Comment pourrait-on fidéliser les collaborateurs sans spécialement toucher au salaire ?
Tout simplement en mettant en avant les atouts des cabinets de recrutement c’est a dire
l’intérêt intellectuel des missions, un management moins hiérarchique que dans les entreprises, multiplicité de contact à haut niveau chez le client etc.
Afin de garder leurs collaborateurs, la gestion de carrière des consultants est devenue une véritable priorité. Les cabinets ont donc énormément investi en formation afin de proposer a leurs consultants l’expérience la plus enrichissante possible et de développer au maximum leur employabilité.
Extrait de l’article :
« la concurrence avec d’autres secteurs est de plus en plus rude. La banque et l’assurance en particulier créent un véritable appel d’air ».
« Sans arrêt en déplacement chez les clients de par la nature de leur métier, les consultants qui atteignent la trentaine aspirent aussi à davantage de stabilité notamment lorsqu’il s’agit de jeunes mères. »
Pour J.Lescure, le conseil doit surtout mieux mettre en valeur ses fondamentaux : « Une expérience, un horizon dans les champs de compétences variées et des fonctions que l’on peut rencontrer nulle par ailleurs. »
« Nous essayons d’être plus a l’écoute de ce qu’ils veulent individuellement »
Mon point de vue
Les cabinets de conseil ont donc du mal à fidéliser des consultants expérimentés. De plus en plus attirés par la banque et l’assurance, qui leur proposent un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, rémunération souvent plus attrayante ceux-ci quittent sans remord leur ancien employeur. Les raisons de défections sont nombreuses et mettent les cabinets de conseil à rudes épreuves pour tenter de garder ces profits clés et rares sur le marché du travail.