Nouvelle formule de l'Expansion Management Review
Trois questions à Dominique-Anne Michel, directrice de la rédaction de l'Expansion Management Review.
L'Expansion Management Review, qui fête cette année ses trente ans, sort cet automne dans un nouveau format. A quoi correspond ce changement ?
- Il ne s'agit pas seulement d'un changement dans la forme, même si celle de notre revue n'avait pas évolué depuis presque dix ans. Nous avons aussi voulu faire évoluer le positionnement éditorial de la revue. En effet, l'environnement des dirigeants a beaucoup évolué. L'explosion des nouvelles technologies leur permet de suivre facilement et pratiquement en temps réel ce qui se dit et s'écrit de nouveau sur la stratégie, l'organisation ou le management partout dans le monde. Rappelons-nous qu'à l'origine, ce qui s'appelait alors Harvard l'Expansion avait été créé pour mettre rapidement à la portée de lecteurs largement non anglophones la bonne parole des gourous des Boston, grâce à des traductions. Nous n'en sommes plus là aujourd'hui !
Quelle est aujourd'hui la vocation de l'Expansion Management Review ?
- Notre revue continue à jouer les vigies en sélectionnant chaque trimestre quelques uns des articles les plus marquants publiés par les universités américaines ou européennes, mais aussi par les grands cabinets de conseil. Mais nous allons accorder désormais une plus grande place à notre dossier, en élargissant le champ des sujets aux sciences humaines et sociales. Les dirigeants ont beaucoup plus besoin de recul et de réflexion sur l'évolution des sociétés où ils évoluent que sur les derniers outils de marketing ou de finance. C'est en tout cas ce qu'ils nous disent.
Votre dossier, intitulé "les maux et les mots du management" est-il représentatif de cette évolution ?
- Tout à fait. Nous avons voulu inaugurer cette nouvelle formule par une réfléxion sur le sens et le contenu même du mot "management", c'est-à-dire sur la fonction et sur l'utilité d'un discours managérial complètement ambivalent. Nous nous sommes adressé pour cela à des auteurs n'appartenant pas au sérail, et susceptibles à ce titre d'une très grande liberté de parole.
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